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Monday, July 22, 2013

HAITI, LE PRONUNCIAMIENTO MANQUE DU 28 JUILLET 1958 ( 1 ERE PARTIE).-

President Francois Duvalier
Gen. Paul. E. Magloire

...Duvalier a pratique, selon Alex Dominique du Souverain, la poliltique de l'hiver russe, ce qui voulait dire qu'il a attendu le lever du soleil, comme dans le roman carthaginois, puis a ordonne l'assaut prepare par le colonel Andre Farrau qui n'aimait pas Pasquet. Avant 8H A.M. les jeux etaient faits. Pasquet qui revait d'etre le Nasser des Antilles, aux dires du major Gerard Constant...ce 28 juillet 1958, n'allait en fait que repeter la tragedie grecque


L'ete  des alliances perdues

Pages du manuscrit : Les Generaux m’ont dit de Frantz Bataille


L’ETE DES ALLIANCES PERDUES

“Alix Pasquet etait temeraire”.

C’est en ces termes que le president Paul E. Magloire parle du capitaine Alix Pasquet dans les derniers jours de decembre 1982. Quelques annees auparavant, dans une interview accordee a Jean R. herard du Petit Samedi Soir, le general avait souligne que pour conserver son pouvoir, il aurait fallu fusiller les officiers mulatres qui conspiraient. Ces propos pour le moins irritants avaient souleve la colere d’une part de Jean L.Dominique, frere du Lt Philippe dominique, allie de Pasquet, et de l’autre la grogne d’un estimiste bon teint  Jean A. Magloire.  Redevu serein depuis, le general avait retrouve une certaine paix, a la manière de Charles Quint revenu de ses illusions. C’est longtemps apres qu’il s’ouvirt plus ou moin sur son passe.

« Pratiquement, j’ai finance l’invasion Pasquet ». Ce qui se savait déjà.  L’histoire deviendra plus exacte quand, le navire connu sous le nom de  Mollie C. ayant eu une voie d’eau , dut revenir au port d’embarquement .  « J’ai paye a nouveau », notera le general en insistant sur la discretion qu’il fallait tenir autour de cette affaire. Mais, seulement, quand alix Pasquet en bon aventurier lui demanda d’utiliser l’apport logistique de Fidel Castro guerroyant dans les hauteurs de la Sierra Maestra, avec a ses cotes des haitiens dont Reginal Jourdan, le dernier de Jeune Haiti a rendre le soupir, Magloire s’ opposa. «   Le president Batista m’a recu avec  trop d’honneurs, je ne peux pas recourir aux bons services de son ennemi.  Le General  était au fond  un sentimental.

La Mollie C. laissa Key West et les lumieres tremblotantes de Cuba  que l’on decouvre depuis les plages de cet appendice floridien ou Ernest Heminway laissa son nom en enterrant ses chats. Monte par un equipage de huit hommes qui fit dire au journal The Nation  que c’était « the eight man invasion », la Mollie C laissa l’impression d’etre une croisiere partie a la recherche du soleil et de ses refractons phosphorescentes dans les mers caraibes.  A Deluge, ce fut la surprise. Le Lt Leveille commandant du sous district qui croyait pouvoir mettre la main sur ces blancs contrebandiers allait laisser sa peau, dans la nuit du 28 au 29 juillet  abattu par Pasquet mais non sans blesser Arthur Payne, un ex-sheriff de la poliice de Miami, qui avait accompange Pasquet avec la promesse d’obtenir 2000 dollars une fois Duvalie renverse.

Leveille tue, le sergent Abner Casseus en fuite ainsi que le chef de section, Alix Pasquet et ses hommes requisitionnerent de force une camionette, un tap tap etiquete Chimene avant de mettre la cap sur Pt-au-Prince. Il faisait encore nuit.

« Malgre tout », c’est ainsi que s’appelait la deuxieme camionette que le commando revendiqua  quand Chimene tomba en  panne. Au volant, Philippe Dominique fonca a fond  de train. Il fallait s’emparer des casernes avant le lever du jour. Les officiers haitiens avaient des intelligences en Haiti et a Miami, un avion devait leur amener des renforts. En fait, le pronunciamiento aurait l’avantage de la surprise. Dans le plus pur  style des coups d’etat haitiens,  c'est-à-dire  sans trop d’effusion de sandg, Pasquet pensait déjà au triomphe et a son arriere gout lorsque sur les 3H A.M. il entra en trombe a la cour des casernes en tirant une rafale qui ne pouvait plus cacher ses intentions.  Il venait de dire a la sentinelle en poste a l’entree principale  que ses hommes ramenaient des blances impliques dans la contrebande.

Reveillee en sursaut, toute la garnison   était déjà  tenue en joue par les blancs du commando quand, sans perdre de temps, Alix Pasquet telephona le palais presidentiel, immacule en cette aube du 29 juillet 1958. Le palais repondit.

 ( A suivre )



Capitaine Alix Pasquet





Lt Philippe Dominique







Lt  Henri Perpignan