FB. A window on our world, GAH glances at the history in its continuum. It's exciting to follow the Peulh girl going to the nearby river as well as a traveler sipping a Colombian coffee at a Manhattan Starbucks where life is as beautiful as ever... it's not just a matter of seeing, it's rather the way you look at our world. Wow!. Because it is the same planet, the same people and finally all the same humanity. frantz bataille, MD
n sait peu de choses
de l'évolution des Cites Magloire et encore moins de l’histoire des ces régions
arides qui ont vu surgir ces agglomérations auxquelles le Président Magloire
a voulu attacher son nom. Aujourd'hui, même lorsqu'ils en parlent, les moins de
50 ans qui forment l'ARCO se soucient très peu de l’histoire de
ces terres qui touchent à celles de Caradeux.
Bien avant 1954,année
qui sonna le glas de son gouvernement, Paul Magloire, ce colonel que les américains
se sont plus a designer sous l'appellation sympathique de Black Colonel, a tenu
a poursuivre le rêve d'Estime. On raconte une fois, que descendant en voiture la pente qui longe les terres de Willy Lamote et celles des habitations Chateaublond et
Caradeux, le président Estime a eu une brusque vision. "Ces immensités
formeraient bien le cadre d'un grand village détaché de Pt-au-P", soupira-t-il. Une voie
d’accès, l'autoroute de Delmas ferait bien l'affaire avec un coup d'oeil sur la
mer, pareil a celui qu'offre l' hotel Montana. Imagine les familles hattiennes en
train de découvrir de leur bacon ce golfe, et cette baie parmi les plus belles
du monde; même La baie de Naples ne pourrait soutenir la comparaison. Estime rêvait
encore quand le 10 mai 1950, il se retira du pouvoir pour aller méditer sur la vanité
des choses humaines.
C'est Magloire qui
fera poindre ce rêve a la verite d'inspiration socialiste . Estimé était quand même un visionnaire.
LA VALSE DES ANNEES 50
Les CITES MAGLOIRE
DESTINEES a loger les classes moyennes montantes et a agrandir vers le nord la capitale de Pt-au-Prince vont
démarrer déjà dans ce Bois St Martin datant de la colonie de St Domingue.
Aujourd'hui, des taudis et batisses informes se bousculent dans cette aire, espèce
de Plateau qui découvre à la fois le Bel Air et la basse ville. Le Bois St Martin faisait vers 1750 une sorte de couloir qui menait à Caradeux. Le Bel Air
a toujours été attire par les fetes et les célébrations sanglantes de Caradeux duquel
partait une pluie de feux d'artifices. Il a fallu attendre 1915 pour voir les Cacos de Charlemagne marcher sur la machine gun
des marines. Plus tard, en 1937, sous
Vincent, un officier du nom de Perard mourra, fusille a St Martin, sans révéler ses liens
avec la conspiration Calixte. Le reste, c'est de l'histoire connue. Tous les présidents
haïtiens depuis Estime et Lescot, savent que leur chute à quelque chose voir avec l'aviation à Bowen Field et la fuite
en direction du quai. Au 19 eme siècle.
Mais, une telle
histoire, toute mouvementée qu'elle fut, ne put enlever sa .touche d'innocence a l’ensemble des cites Magloire
. C’était l’epoque ou chaque dimanche Patti Page chantait son fameux Tennesse
Waltz.
NEIGES D'ANTAN
A l'epoque, les Cites, les premiere et deuxieme , etaient si tranquilles en fin et en debut de semaine que seuls, les "joudas" ecartaient les rideaux et les persiennes pour voir passer un visiteur ou une tap-tap qui craignait de reveiller les " bourgeois occupes a faire une interminable sieste. La nuit venue, des lampadaires eclairaient mal les rues de ces quartiers qui font songer a quelque petite ville europeene. Les gens semblaient tenir a ce rythme de vie. Aujourd'hui encore, les Mordant sont prets a chasser les intrus qui se melent d'enlaidir leur porte d'entree, assis devant un "laye"d' articles de fortune. Arthur Auguste,le trouble fete des annees 70 s'est assagi, les Ambassadeurs, son mini jazz entamant une retraite qui s'impose. Mais Pascal Albert a fait une demonstration de ses talents au restaurant dansant de Chez Mireille, Long Island ou ARCO tenait son festival annuel au milieu d'un parterre de jeunes femmes deja epaissies par l'age...oh, les neiges d'antan! N'empeche que l'esprit des Cites perdure. Ronald St Louis et ses collegues veulent moderniser l'espace en sauvant un peu de cette grace perdue, telle qu'on la connaissait a la fin des annees 60 et 70...
L'ARCO pourra -t-elle tenir un tel pari?
A un moment ou l'on parle d'economie verte, les Cites Magloire sont menacees d'un desastre ecologique lie a l'expansion demographique. La diaspora de ces cites a de nombreuses ressources humaines surtout, mais la volonte et un programme d'amenagement du territoire semblent etre les seules alternatives encore viables. Les cites souffrent du mal haitien, lequel consiste a detruire l'architecture historique de base pour innover a la va vite et sans respect pour le cadre de vie.
M. Ronald St Louis, le secretaire general et l'un des membres fondateurs, M. Alix Michel alias Frerot Nicanor ont un long chemin a parcourir pour sauver l'ame des cites Magloire.
(A suivre)
Prochainement : Les grandes figures des Cites Ouvrieres
orsque
j’étais enfant, malgré un environnement des plus heureux, il m’arrivait souvent de me demander pourquoi les haïtiens, mes
compatriotes n’étaient pas touches eux aussi par le progrès. Pourquoi, passé le chant et la danse lies a
des rites de passage, il y avait comme un sentiment généralise d’impuissance et
de
LEDA, LA FECONDATION
fatalité. On me
dira plus tard que l’esclavage et l’histoire, telle qu’elle s’est déroulée interdisaient l’accès au bonheur. A l’époque, être
heureux se confondait et se confond encore avec la richesse matérielle, comme
le montraient les images d’évasion qui abondaient dans les magazines des années
60. Devenu adulte, je me laissais dire que cette malédiction de l’histoire haïtienne
nous rendait imperméable a ce qu’on appelle le confort et tout ce qui en découlait ;
famille stable, facilites économiques et mondanités. Comme j’avais été des mon
jeune âge séduit par le mode de vie en
cours sur nos terres profondes, je
notais sur ces terres la toute la détresse qui se rattachait au passe, a l’histoire.
Il est difficile de gouter aux fêtes de
la vie, concluais-je, quand tant de sang avait coule et tant de vies fauchées.
Les dieux pourlesquels nous dansions et
chantions et tuions même n’étaient
pasceux la qui créaient le bonheur.
Autrement dit, il existait bel et bien une malédiction haïtienne qui fermait ce
peuple à l’ avenir.
Il y avait donc quelque part un déficit
d’humanité, on dira plus tard de savoir et de savoir technique, et l’on comprend
bien pourquoi à force de piétiner, l’histoire tuait le futur en se répétant.
Longtemps âpres, notamment dans la seconde moitie du 20 eme siècle, l’expansion
des sectes évangéliques soudées pour la plupart aux missions chrétiennes des églises
reformées basées aux USA justifiait a contrario l’infertilité des religions
animistes fondamentalement attachées à notre histoire. Rien ne pouvait sortir
de ce dynamisme stérile du panthéon vaudou. Nos dieux ne semblaient point être
ceux du bonheur, parce qu’ils n’étaient pas ceux qui pouvaient féconder le
futur comme l’œuf de Léda.
Alors, pour un tel
monde qui n’avait aucun lendemain, je tirais comme bien d’autres avant moi la
douloureuse conclusion que nos terres profondes et secrètes évoluaient sous le
signe d’une inavouable fatalité. Quel visage donner désormais à l’histoire et
au temps des hommes ? Les hommes meurent, et ils ne sont pas heureux, s’écriait
une fois Albert Camus. Si l’on voulait changer le cours des choses, il fallait
choisir dans le panthéon de Michel Ange
ou de la Reforme, des dieux plus cléments, plus soucieux de la condition
humaine, animes d’un dynamisme qui répondit une fois a l’attente des conquérants
sillonnant les mers phosphorescentes de JM de Heredia. Ces dieux vinrent, mais
ce qu’ils apportaient n’allaient que répondre à l’appétit des aventuriers
impatients de trouver une excuse à la barbarie et a leur soif de sang. Il éteint loin d’être les dieux que nous
attendions.
Mais, on continue encore à dire qu’Haïti
devait ce qu’elle était à l’esclavage et aux atavismes.
Vers quoi donc se tourner aujourd'hui que les vieilles generations evacuent la scene combien turbulente de l'histoire, ou donc porter le regard d'entre ces quatres vagues qui surent former la matrice de la nation? Il y a eu entre autres la vague blanche, puis la vague mulatre, ensuite la vague noire et enfin la vague humaine. Qui dira un jour d'entre ces quatres laquelle sut vraiment repondre aux pulsions profondes de la terre et des hommes?
J'imagine bien des jeunes, des adolescents donnant leur vie pour des causes mal definies dans cette Europe qui n'a pas su panser ses blessures ni enterrer, au nom de cette jeunesse, la hache de guerre nee des conflits de frontieres et de rancunes longtemps ruminees. Depuis 1871, la guerre a conduit a la guerre. Meme apres le traite de Versailles,de 1919, les semences d'une autre guerre vont encore alimenter l'eternel conflit franco-allemand. En attendant, il y a un siecle, au moment ou Alain Fournier tombait sans avoir connu de son vivant le succes de son unique roman, Le Grand Meaulnes, les soldats retranches dans ces abris a demi souterrains qu'on appelera les Tranchees, surent observer une halte pour celebrer la Noel au nom du renouveau et de ces rites de passage datant des druides de Chateaubriand.
Joyeux Noel montre bel et bien l'absurdite de la guerre. Ceux qui s'entretuent ont -ils toujours raison de le faire?
Never had Africa been at a turning
point like it is in Equatorial Guinea.
Almost twelve years ago, farming, fishing and
forestry had been predominating in the making of a living for the two thirds of
the population of this former Spanish colony located in the sub-Saharan Africa
Nowadays, compared to what Equatorial Guinea used to be, it seems that a
Cinderella-like fairy tale had occurred to the half million of
people which are scattered in the islands off Malabo and the continent.
Believe or not, this tiny country of Central Africa had now the higher
per capita income, once in the mid 90s, oil extraction had been removing it
from African Middle ages.
Now, a good part of the population rely on ‘Western
standards for mobile communication in which the Orange group
predominates. Landline is no longer a luxury since N. Obiang seized power
in 1979. Although critized for dictatorship, the Guinean
president is backed by American groups and institutions such as the
Sullivan Foundation and the likes. Recently, public figures
and international organizations namely USIS and World Bank head Mr. Paul
Wollowitz had agreed to participate at a reward ceremony for even the
controversial head of state.
Things were going bad when in 1979 Obiang came to
power. A microscome entity, given its size, Equatorial Guinea became
wealthy overnight. Today its per capita income range the …,
allowing the president to envision the so-called Horizon 2020 for a better life
to his people. Housing, road infrastructure and tourism are on the rise.
A paradise for fortune seekers coming from UK, Spain, Morroco and France, let
alone the US, Equatorial Guinea had left a lot behind, but from a macro
perspective, an African miracle is underway beyond the Sub- Saharan
sands. It was said that “the discovery of large oil reserves in 1996 and
its subsequent exploitation have contributed to a dramatic increase in
government revenue. As of 2004, Equatorial Guinea is the third-largest oil
producer in Sub –Saharan Africa. Its oil production has risen to 360,000
barrels per day (57,000 m3/d), up from 220,000 only two years earlier”. Equatorial
Guinea was labeled the “emirate or the Dubai of Africa.” Furthermore, “under
Obiang, the basic infrastructure of Equatorial Guinea has improved. Asphalt now
covers more than 80% of the national roads and ports and airports are being
built by Chinese, Moroccan and French contractors across much of the country”
From another point of view, Equatorial Guinea is
also the rainbow of Central Africa. Located at a very cross roads, and being
part insular and part mainland, Equatorial Guinea seems to be a place dedicated
to the mixing of nationalities and races. What actually determines an open
policy. Equatorial Guinea gathers “settlers of other nationalities, including
British, French and Germans. There is also a group of Israelis, and Moroccans.
After independence, thousands of Equatorial Guineans started moving back
and forth not only through the Black continent but also overseas, because of
the dictatorship of Francisco M. Nguema . Some Equatorial Guinean
communities are also to be found in Latin America, the United States, Portugal,
and France. OIl extraction has contributed to a doubling of the
population in Malabo.” Put simply, the velocity of exchanges and trade could
explain this kind of the country for openness, at the core of the business
sector.
Even though rumors of corruption persist and
permeate public opinion in the European Shenghen space or in
America, Equatorial Guinea is facing a bright future. That’s what concludes Mr
Emmanuel Marsigny, the young lawyer of Obiang family by
claiming straightly “ the economic picture in Equatorial Guinea had brightened,
with the country now enjoying “double-digit growth.”
That’s not so bad, that’s enough for a lot of hearts
to miss a beat.