FB. A window on our world, GAH glances at the history in its continuum. It's exciting to follow the Peulh girl going to the nearby river as well as a traveler sipping a Colombian coffee at a Manhattan Starbucks where life is as beautiful as ever... it's not just a matter of seeing, it's rather the way you look at our world. Wow!. Because it is the same planet, the same people and finally all the same humanity. frantz bataille, MD
C'est a l'ancien president de L'ADA, M. Himmler Hyacinthe, que nous devons cette photo des vieux de l'Asile. Disparus pour la plupart aujourd'hui, ces centenaires representent une tranche de l'histoire sociale de cette ville interieure qui a l'avantage de se situer a mi-chemin entre l'Anse a Veau et Aquin. L' Asile est sur le point de renaitre, affirme M. Hyacinthe. Il ajoute que l'adoquinage de la ville tient a ses yeux du miracle.
M. Hyacinthe est une sorte de bibliotheque vivante pour tout ce qui a trait a l'Asile.
Ces vieux qui ne portent pas le chapeau a la maniere des Haitiens de la premiere moitie du 20 eme siecle ont deja un pied dans le 21 eme, pour peu de temps malheureusement, a moins que Dieu ne decide du contraire.
Tony Bloncourt, né en Haïti de parents guadeloupéens et français, et frère de l’artiste peintre Gerald Bloncourt¸s’était révolté en France contre l’occupant nazi. Emprisonné à la Sante, il écrivit cette lettre d’adieu à ses parents, quelques heures avant d’être fusillé. Il avait 21 ans et dix jours.
1921-1942
MOURIR POUR LA FRANCE
Paris,
Prison de la Sante 9 mars 1942
Maman,
Papa chéris,
V
ous saurez la
terrible nouvelle déjà, quand vous recevrez ma lettre. Je meurs avec courage. Je
ne tremble pas devant la mort. Ce que j’ai fait, je ne le regrette pas sic cela
a pu servir mon pays et la liberte !
Je regrette
profondement de quitter la vie car je me sentais capable d’etre utile. Toute ma
volonte a été tendue pour assurer un monde meilleur. J’ai compris combien la
structure sociale actuelle est monstrueusement injuste. J’ai compris que la liberte
de vivre, ce que l’on pense, n’est qu’un mot et j’ai voulu que ca change. C’est
pourquoi je meurs pour la cause du socialisme.
J’ai la
certitude que le monde de demain sera meilleur, plus juste, que les humbles et les petits auront le droit de vire
plus dignement plus humainement. Je garde la certitude que le monde capitaliste
sera ecrase. Que l’ignoble exploitation cessera. Pour cette cause sacrée, il
m’est moins dur de donner ma vie.
Je suis sur que
vous me comprendre, papa et Maman chéris, que vous ne me blâmez pas. Soyez
forts et courageux. Vous me sentirez revivre sans l’œuvre dont j’ai été l’un
des pionniers.
Mon cœur est plein de tendresse pour
vous. Il déborde d’amour, je vois toutes les phases de cette enfance si douce
j’ai passe entre vous deux. Entre vous trois car je n’oublie pas ma DEDE chérie.
Tout mon passe me revient en une flotte
d’images. Je revois la vieille maison de Jacmel. Le petit lycée, les leçons de latin
et M. Gousse ma pensions au séminaire et le retour des vacances, mon vie Coucoute
que j’aurais voulu guider a travers la vie et mon petit Gerald.
Je pense a vous de toute ma puissance,
jusqu’au bout, je vous regarderai. Je pleure ma jeunesse, je ne pleure pas ma jeunesse,
je ne pleure pas mes amis. Je regrette aussi mes chères études, j’aurais voulu
consacrer ma vie à la science.
Que Coucoute continue a bien travailler,
qu’il se dise que la plus belle choses
qu’un homme puisse faire dans sa vie, c’est
d’être utile à quelque chose. Que sa vie ne soit pas égoïste, qu’il la donne a
ses semblables quelle que soit leur race, quelle s que soit leurs opinions. S’il
à la vocation des sciences qu’il continue l’œuvre que j’avais commence d’entreprendre,
qu’il s’intéresse à la physique et aux immortelles théories d’Einstein, dont il
comprendra plus tard l’immense portée philosophique. Que mon petit Gerald, lui
aussi, travaille bien et arrive à quelque chose. Qu’il soit toujours un homme.
Maman chérie, je t’aime comme jamais je
ne t’ai aimée. Je sens maintenant tout le prix de l’œuvre que tu as entrepris
en Haïti continue d’éduquer ces pauvres petits Haïtiens. Donner de l’instruction
ses semblables est la plus noble des choses. ! Papa chéri, toi qui es un môme
et un homme fort console, Maman, sois toujours bon pour elle en souvenir de
moi. Maman Dédé chérie, tu as la même place dans mon cœur que maman. Tous, viveż en paix et penseż bien a moi. Je vous embrasse tous bien fort comme je vous
aime. Tout ce que j’ai comme puissance d’amour en moi passe en vous. Papa sois
fort. Maman, je te supplie d’etre courageuse. Maman Dédé, toi aussi. Mon vieux
Coucoute et mon vieux Gerald, je vous embrasse bien, bien fort. Il faut aussi
embrasser maman Tata bien fort. Pense à moi !
Venu au monde dans ce qui reste de lakou
en Haïti, Azora dont on se souviendra de la voix qu’il avait prenante et riche,
reste l’un des plus grands succès du folklore haïtien. Faut–il rappeler au
prime abord que cette voix manquera non seulement à Haïti et a sa diaspora,
mais également a des pays aussi lointains que le Japon, le Canada, pour nommer
quelques uns de ces lieux ou la voix et son tambour l’ont conduit.
Il disait ne
parler aucune langue autre que celle de son tambour. C’est bien cependant ce
langage universel qui aura véhicule son message embrassant les colères et
les espérances du people haïtien au nom de qui et pour qui il a tellement
chante.
En fait, Azor
nous a appris ce que nous savions déjà, que le tambour a sa magie et son mystère.
Un intellectuel africain pense que le tambour sert à appeler l’énergie
universelle qui n’est autre que Dieu. Il est intéressant de noter que, comme
tous les autres“tambouye” Azor resta toute sa vie en contact avec son tambour
qui le liait a ses divinités à lui.
Les Haïtiens, quels qu’ils soient, ont
cet avantage de répondre aux sons et aux rythmes. Azor combinait les deux dans une
inédite harmonie. Depuis peut être Ti Roro, c’est la première fois qu’un
tambour haïtien s’est impose a un monde aussi médiatisé. La musique “rasins” ne
saurait trouver un meilleur ambassadeur.
Azor décédé après un malaise a Seau
d’eau, a été rendre hommage a sa manière a une divinité catholico-paienne. Il
ne pouvait choisir un cadre plus approprie pour dire adieu aux fêtes de la vie.
quand remonte le traditionnel pèlerinage haïtien
a Higuey, la Basilique de Nuestra Dama de Altagracia? On en parle très peu,
parce que Higuey est l’équivalent dominicain de la Vierge de Saut d’eau, et
pour nombre d’haïtiens et d ’haïtiennes, rater le pèlerinage de Saut d’Eau équivaut
a un sacrilège. Vieille de plus de cent ans, la vierge de Saut d’eau prétend être la
doyenne de ces divinités qui hantent l’olympe
catholico- vodou âpres avoir hanté pendant des millénaires les temples et le psyché
gréco-romain.
La Vierge d’Higuey se veut la contre-partie dominicaine, attirant vers ce haut lieu du mysticisme de l’ile
d’Hispaniola, Haïtiens et Dominicains tous confondus dans une seule et même
queste.
Il faut presque une journée de voyage en bus pour
atteindre Higuey et sa basilique qui abrite cette Vierge tropicale, épargnant
ainsi à ces pèlerins du Tiers monde le déplacement à Lourdes, France et à
Fatima, Portugal. Haïtiens et Dominicains savent comment vénérer cette vierge
de qui ils attendent des miracles inouïs
dans leur vie quotidienne et à qui ils s’en remettent pour ce futur qui vient.
Jean B. Borgard, un homme d'age mur d’un calme olympien et d’une rare ouverture d’esprit,
tient à honorer la Vierge deHiguey en groupe et a sa manière. Au cours d’une
sorte de périple touristique, M. Borgard dont le sens de l’entreprise date des années
60 a l’époque de son passage au Lycée Toussaint
Louverture, Haïti, veut montrer à ses clients comment mêler l’utile à l’agréable,
avec bien sur un temps de recueillement par devers le sacré. Planifiant cette
grande tournée pendant toute une année, ce gentleman prend le temps d’écouter et de
convaincre ceux-là qui veulent faire ce pèlerinage. Notons toute de suite que l’ascétisme
et la frugalité propres aux pèlerins ne
sont pas ici de mise. Prier, c’est s’ouvrir en faisant des choix mentaux et
affectifs, ceux bien entendus capables de répondre à ce besoin de sérénité et
de paix. Le bonheur et la paix intérieure n’ont rien à voir avec cette espèce
de punition que s’auto inflige la foule anonyme. Ce qui ne veut pas dire que
chacun n’est pas libre de prier à sa façon ; les vierges par définition n’ont
pas de préjuges…
Alors, si tu rêves de sieste sur le sable et de randonnées
dans l’hinterland dominicain, libre à
toi d’errer ca et la dans ce pays aux investissements touristiques
impressionnants… M. Bogard nous parle de piscines marines au milieu de l’océan.
La, des poissons multicolores jouent a cache cache avec des baigneurs bouscules par les vagues et les vents sud américains…Imagine
des cocotiers sur le sable, des couples qui bâtissent sur la plage ces constructions et ces rêves ; M. Borgard en sait long, et la vierge aussi.
DU 18 AU 25 JANVIER 2015
A HIGUEY,
REPUBLIQUE DOMINICAINE
$1500,00 PAR PERSONNE ($1600,00 APRES LE 30
SEPTEMBRE 2014) Y INCLUS :
TICKET
ALLER-RETOUR, HOTEL (DEJEUNER-DINER-SOUPER) VISITE A SANTO DOMINGO
TRANSPORT A LA
MESSE DU 21 JANVIER. UN DEPOT INITIAL DE $500,00 (NR) EST REQUIS POUR ASSURER
VOTRE PLACE
POUR RESERVATION ET INFORMATION, COMPOSER
LE :
(617) 361-6626 OU LE (617) 233-7324
Chèque à l’ordre
de : THE WAY TO BE HOME, Inc. 958 River Street, Hyde Park, MA 02136
CMET is designed to uplift, inspire and empower individuals through an
engaging and hands-on method of learning which will enable and motivate
CMET, LLC is a mental health
organization founded to provide quality service to liberate individuals and
families from self-destructive behaviors. the individuals to put what they
have learned into practice. All our services can be provided in English, Spanish
and Creole. We offer sliding scale fee for group participants. Visit our
website for more information. Call us for a free phone consultation and to
schedule an appointment at earliest convenience.
I
have been in the mental health field for over 13 years. I have a comprehensive
background in providing trainings, individual counseling,group counseling and
family counseling; I have experience dealing in the areas of substance abuse,
violence, depression, anger, and parenting.
I believe with the right
support every individual has the ability to change and lead a productive life.
Call or Email CMET for a free phone consultation now - (954) 526-9926
Footnotes.
M. Chalmers is the son of a former diplomat,M.
Alix Chalmers and the grandson of the famous Haitian Foreign Affairs minister
of the sixties, the late Rene Chalmers
Gonaives-born Haitians try to improve life overthere.
Road to L'Estere
Hatte Grammont Landscape
Even though Hatte
Grammont, Petite Desdunes, is located close to three airports such as P-au-P
International Toussaint Louverture Airport, Cap-Haitien Airport and Santiago de
los Caballeros’, Hatte Grammont still face the lack of drinking water. Since decades,
populations and animals used to struggle to get water, hence a lot of diseases
and transmissible diarrheas. Recently, a few years ago, cholera was on the
rise. But, today, many people living aboard
such as M. Michelot Youte and his countrymen want to solve this problem.
They plan to set up a system for water distribution and consequently start moving
forward with the project. M. Youte is the chairman of ODGH, the French acronym
for Organiᴢation Pour Le Developpement Des Goanives et d'Haiti.
LA GONAVE SUNSET
Meanwhile, the ODGH group is opening a 11 km long road to Desdunes, to ease traffic and exchange overthere. Really, Desdunes is on the move.
M. Youte has many helpers such as Mrs Laroche Casseus, Colas Andre Michel, Lucien Pierre, and Saint Armand Darilus.
n sait peu de choses
de l'évolution des Cites Magloire et encore moins de l’histoire des ces régions
arides qui ont vu surgir ces agglomérations auxquelles le Président Magloire
a voulu attacher son nom. Aujourd'hui, même lorsqu'ils en parlent, les moins de
50 ans qui forment l'ARCO se soucient très peu de l’histoire de
ces terres qui touchent à celles de Caradeux.
Bien avant 1954,année
qui sonna le glas de son gouvernement, Paul Magloire, ce colonel que les américains
se sont plus a designer sous l'appellation sympathique de Black Colonel, a tenu
a poursuivre le rêve d'Estime. On raconte une fois, que descendant en voiture la pente qui longe les terres de Willy Lamote et celles des habitations Chateaublond et
Caradeux, le président Estime a eu une brusque vision. "Ces immensités
formeraient bien le cadre d'un grand village détaché de Pt-au-P", soupira-t-il. Une voie
d’accès, l'autoroute de Delmas ferait bien l'affaire avec un coup d'oeil sur la
mer, pareil a celui qu'offre l' hotel Montana. Imagine les familles hattiennes en
train de découvrir de leur bacon ce golfe, et cette baie parmi les plus belles
du monde; même La baie de Naples ne pourrait soutenir la comparaison. Estime rêvait
encore quand le 10 mai 1950, il se retira du pouvoir pour aller méditer sur la vanité
des choses humaines.
C'est Magloire qui
fera poindre ce rêve a la verite d'inspiration socialiste . Estimé était quand même un visionnaire.
LA VALSE DES ANNEES 50
Les CITES MAGLOIRE
DESTINEES a loger les classes moyennes montantes et a agrandir vers le nord la capitale de Pt-au-Prince vont
démarrer déjà dans ce Bois St Martin datant de la colonie de St Domingue.
Aujourd'hui, des taudis et batisses informes se bousculent dans cette aire, espèce
de Plateau qui découvre à la fois le Bel Air et la basse ville. Le Bois St Martin faisait vers 1750 une sorte de couloir qui menait à Caradeux. Le Bel Air
a toujours été attire par les fetes et les célébrations sanglantes de Caradeux duquel
partait une pluie de feux d'artifices. Il a fallu attendre 1915 pour voir les Cacos de Charlemagne marcher sur la machine gun
des marines. Plus tard, en 1937, sous
Vincent, un officier du nom de Perard mourra, fusille a St Martin, sans révéler ses liens
avec la conspiration Calixte. Le reste, c'est de l'histoire connue. Tous les présidents
haïtiens depuis Estime et Lescot, savent que leur chute à quelque chose voir avec l'aviation à Bowen Field et la fuite
en direction du quai. Au 19 eme siècle.
Mais, une telle
histoire, toute mouvementée qu'elle fut, ne put enlever sa .touche d'innocence a l’ensemble des cites Magloire
. C’était l’epoque ou chaque dimanche Patti Page chantait son fameux Tennesse
Waltz.
NEIGES D'ANTAN
A l'epoque, les Cites, les premiere et deuxieme , etaient si tranquilles en fin et en debut de semaine que seuls, les "joudas" ecartaient les rideaux et les persiennes pour voir passer un visiteur ou une tap-tap qui craignait de reveiller les " bourgeois occupes a faire une interminable sieste. La nuit venue, des lampadaires eclairaient mal les rues de ces quartiers qui font songer a quelque petite ville europeene. Les gens semblaient tenir a ce rythme de vie. Aujourd'hui encore, les Mordant sont prets a chasser les intrus qui se melent d'enlaidir leur porte d'entree, assis devant un "laye"d' articles de fortune. Arthur Auguste,le trouble fete des annees 70 s'est assagi, les Ambassadeurs, son mini jazz entamant une retraite qui s'impose. Mais Pascal Albert a fait une demonstration de ses talents au restaurant dansant de Chez Mireille, Long Island ou ARCO tenait son festival annuel au milieu d'un parterre de jeunes femmes deja epaissies par l'age...oh, les neiges d'antan! N'empeche que l'esprit des Cites perdure. Ronald St Louis et ses collegues veulent moderniser l'espace en sauvant un peu de cette grace perdue, telle qu'on la connaissait a la fin des annees 60 et 70...
L'ARCO pourra -t-elle tenir un tel pari?
A un moment ou l'on parle d'economie verte, les Cites Magloire sont menacees d'un desastre ecologique lie a l'expansion demographique. La diaspora de ces cites a de nombreuses ressources humaines surtout, mais la volonte et un programme d'amenagement du territoire semblent etre les seules alternatives encore viables. Les cites souffrent du mal haitien, lequel consiste a detruire l'architecture historique de base pour innover a la va vite et sans respect pour le cadre de vie.
M. Ronald St Louis, le secretaire general et l'un des membres fondateurs, M. Alix Michel alias Frerot Nicanor ont un long chemin a parcourir pour sauver l'ame des cites Magloire.
(A suivre)
Prochainement : Les grandes figures des Cites Ouvrieres
orsque
j’étais enfant, malgré un environnement des plus heureux, il m’arrivait souvent de me demander pourquoi les haïtiens, mes
compatriotes n’étaient pas touches eux aussi par le progrès. Pourquoi, passé le chant et la danse lies a
des rites de passage, il y avait comme un sentiment généralise d’impuissance et
de
LEDA, LA FECONDATION
fatalité. On me
dira plus tard que l’esclavage et l’histoire, telle qu’elle s’est déroulée interdisaient l’accès au bonheur. A l’époque, être
heureux se confondait et se confond encore avec la richesse matérielle, comme
le montraient les images d’évasion qui abondaient dans les magazines des années
60. Devenu adulte, je me laissais dire que cette malédiction de l’histoire haïtienne
nous rendait imperméable a ce qu’on appelle le confort et tout ce qui en découlait ;
famille stable, facilites économiques et mondanités. Comme j’avais été des mon
jeune âge séduit par le mode de vie en
cours sur nos terres profondes, je
notais sur ces terres la toute la détresse qui se rattachait au passe, a l’histoire.
Il est difficile de gouter aux fêtes de
la vie, concluais-je, quand tant de sang avait coule et tant de vies fauchées.
Les dieux pourlesquels nous dansions et
chantions et tuions même n’étaient
pasceux la qui créaient le bonheur.
Autrement dit, il existait bel et bien une malédiction haïtienne qui fermait ce
peuple à l’ avenir.
Il y avait donc quelque part un déficit
d’humanité, on dira plus tard de savoir et de savoir technique, et l’on comprend
bien pourquoi à force de piétiner, l’histoire tuait le futur en se répétant.
Longtemps âpres, notamment dans la seconde moitie du 20 eme siècle, l’expansion
des sectes évangéliques soudées pour la plupart aux missions chrétiennes des églises
reformées basées aux USA justifiait a contrario l’infertilité des religions
animistes fondamentalement attachées à notre histoire. Rien ne pouvait sortir
de ce dynamisme stérile du panthéon vaudou. Nos dieux ne semblaient point être
ceux du bonheur, parce qu’ils n’étaient pas ceux qui pouvaient féconder le
futur comme l’œuf de Léda.
Alors, pour un tel
monde qui n’avait aucun lendemain, je tirais comme bien d’autres avant moi la
douloureuse conclusion que nos terres profondes et secrètes évoluaient sous le
signe d’une inavouable fatalité. Quel visage donner désormais à l’histoire et
au temps des hommes ? Les hommes meurent, et ils ne sont pas heureux, s’écriait
une fois Albert Camus. Si l’on voulait changer le cours des choses, il fallait
choisir dans le panthéon de Michel Ange
ou de la Reforme, des dieux plus cléments, plus soucieux de la condition
humaine, animes d’un dynamisme qui répondit une fois a l’attente des conquérants
sillonnant les mers phosphorescentes de JM de Heredia. Ces dieux vinrent, mais
ce qu’ils apportaient n’allaient que répondre à l’appétit des aventuriers
impatients de trouver une excuse à la barbarie et a leur soif de sang. Il éteint loin d’être les dieux que nous
attendions.
Mais, on continue encore à dire qu’Haïti
devait ce qu’elle était à l’esclavage et aux atavismes.
Vers quoi donc se tourner aujourd'hui que les vieilles generations evacuent la scene combien turbulente de l'histoire, ou donc porter le regard d'entre ces quatres vagues qui surent former la matrice de la nation? Il y a eu entre autres la vague blanche, puis la vague mulatre, ensuite la vague noire et enfin la vague humaine. Qui dira un jour d'entre ces quatres laquelle sut vraiment repondre aux pulsions profondes de la terre et des hommes?